10 mois à travers l'Asie, juste le temps d'en avoir un petit aperçu ...
Etant victime de l’atavisme familial, avant de vous en dire plus sur Pondy, je vous fais un article d’histoire. [ça c’est l’intro. Si vous voulez rigoler plutôt que vous instruire, je vous conseille plutôt le blog « le tour du monde des boulets » …]
Pondichéry a été la première possession française en Inde lorsque la Compagnie française des Indes orientales achète en 1673 un petit village côtier au sultan de Bijapur. Plusieurs gouverneurs participent au développement de la ville, mais le plus marquant sera Joseph François Dupleix (station de métro et gouverneur général de tous les établissements français de l'Inde de 1742 à 1754).

Le sieur Dupleix en pied
Son ambition fut d'acquérir pour la France de vastes territoires en Inde. Par un savant mélange de conquêtes militaires et d’intrigues auprès des princes indiens, il développa un vaste territoire sous administration ou influence française, illustré dans la carte ci-dessous.

Grisé par ses succès militaires et diplomatiques, il semble qu’il soit parti un peu en sucette jusqu’à se donner le titre de nabab et entrer en conflit contre la Compagnie (c’est pas beau, ça se fait pas ça !). Celle-ci finit par dépêcher un commissaire spécial (Godeheu) qui le remplaça et anéantit très rapidement le château de cartes diplomatique qu’il avait construit.
Au final, suite à la guerre de 7 ans et au traité de Paris de 1763,

Il reste encore quelques jolies maisons coloniales
Dupleix mourra ruiné et oublié de tous (sauf de la RATP, respect !), mais son aventure aura peut-être inspirée la Compagnie anglaise des Indes orientales, qui, comme il l’avait initié, se tournera de plus en plus en vers la conquête territoriale plutôt qu’une simple activité de commerce.

Les anciennes maisons de ville tamoul font également partie du patrimoine architectural de Pondy
Pondichéry a toujours été la capitale des comptoirs français en Inde, et après la cession à l’Union Indienne en 1954, ils sont tous regroupés dans les territoires de Pondichéry. Anecdote rigolote : lors de la cession à l’Inde, la France a donné la possibilité aux pondichériens de cchoisir entre les citoyennetés française ou indienne. Il y a donc aujourd’hui ici + de 5.000 français, moustachus et basanés et qui parlent à peine français (mais plutôt tamoul). C’est pour cette raison aussi qu’il y a dans une ville indienne de 200.000 habitants à 10.000 kms de la métropole au milieu du Tamil Nadu, un consulat, un Institut Français, l’école française d’extrême orient, un lycée français, une société mutuelle des créoles (?) … etc.

Bravo, vous avez lu jusque au bout cet article ! Vous pouvez laisser des commentaires, corrections remarques et annotations, sauf Lorène et Guyom qui auront remarqué seulement qu’on parlait d’une station de métro ;)

Qui c'est le veinard qui va manger une poubelle entière de détritus ? C'est le gros lapin !
Bises à tous